Les 5 regrets les plus répandus chez les personnes en fin de vie d’après Bronnie Ware.

Qui n’a jamais imaginé son dernier jour sur Terre et ce moment fatidique du bilan ?

Si l’imaginer peut être grandement bénéfique pour se reconnecter à ce qui est important pour nous, on ne peut clairement pas avoir de certitudes quant à ce que l’on pensera véritablement à cet instant clé de notre existence.

Bronnie Ware, ancienne infirmière en soins palliatifs, nous partage dans son ouvrage ce que d’autres ont pu regretter le plus à l’approche de l’heure inévitable.

Elle a en effet eu le privilège d’accompagner des personnes en fin de vie et que ces dernières se confient à elle. Ce qu’elle a remarqué est tout à fait étonnant : les confidences empreintes de tristesse qui lui ont été confiées le plus souvent peuvent se résumer en 5 grands regrets seulement.

Dans cet article, je partage avec vous ces 5 regrets les plus répandus pour éviter que vous ne les connaissiez un jour à votre tour.

 

1) Ne pas avoir eu le courage de vivre une vie à leur image

  A trop vouloir plaire à tout le monde, on finit bien souvent par s’oublier soi-même. Alors brisons le mythe s’il existe encore pour certaines :

                                                 On ne peut pas plaire à tout le monde!

Alors mieux vaut plaire et déplaire pour qui l’on est VRAIMENT que plaire et déplaire pour ce que nous ne sommes pas. 
Une fois que l’on entreprend le chemin de la découverte de soi, on se rend compte combien nombre de nos actions et choix s’en trouvent facilités.

Cela demande une énergie considérable d’essayer d’être une autre. Une énergie que l’on ne peut alors pas utiliser à bon escient pour avancer vers une vie de plus en plus alignée avec nos valeurs et nos aspirations profondes.

« Soyez vous-même, tous les autres sont déjà pris. »

Si ce premier regret est lié à l’être, le second est quant à lui lié au faire, à l’action.

2) Avoir trop travaillé

Bien qu’il s’agisse du second regret le plus répandu de la liste, il semblerait que ces messieurs soient un peu plus concernés selon Bronnie Ware.

Son ouvrage est paru en 2011 et j’ose espérer que les choses ont changé depuis pour eux. Certains en ont pris conscience grâce au confinement et donnent aujourd’hui la priorité à leur vie de famille par exemple.

En effet, pour ce second regret, inutile de s’attarder en explications, l’équation est simple : 

TROP de temps au travail = TROP PEU de temps pour le reste.

Ce fameux « reste » ce n’est rien de moins que la spiritualité, la famille, le couple, les enfants les amis, les voyages, le bénévolat, l’apprentissage d’une science utile, et même les hobbies en tout genres… bref ce qui nous fait nous sentir pleinement vivants et qui augmente considérablement notre sentiment de bonheur.

Attention donc à ne pas devenir une workaholic : Oui oui la dépendance au travail porte un nom!

Il n’est évidemment pas question ici de faire un sevrage intensif : 

« Bonjour, je m’appelle untel et ça fait 6 jours que je ne suis pas parti bosser » ^^

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Encore une fois, tout est question d’équilibre.

Il s’agit plutôt de poser des habitudes et des limites pour que le travail ne vous empêche pas de profiter pleinement du reste.

Notons ici que bien souvent, être accro au travail cache autre chose qu’une simple volonté de bien faire son job. C’est souvent une échappatoire (au même titre que les autres dépendances d’ailleurs). En toute bienveillance vis-à-vis de soi, il est important de faire un petit examen de conscience si ce le cas et de voir pourquoi vous accordez à votre vie professionnelle une place aussi importante et surtout comment faire pour y remédier et rééquilibrer chaque sphère de votre vie.

3) Ne pas avoir exprimé ses sentiments

Que cela soit pour exprimer un refus, une insatisfaction, avouer ses sentiments ou encore dire à ses proches combien on les aime, l’expression des sentiments est parfois un réel challenge. Et malgré l’envie de mettre des mots sur un ressenti, nombreux sont ceux qui choisiront de remettre au lendemain par peur de la réaction d’autrui ou de l’inconfort momentané qui peut survenir.

Seulement voilà : Ce « plus tard » finit parfois par rimer  avec « trop tard ».

plus-tard-trop-tard

On sait aujourd’hui combien l’intelligence émotionnelle est un élément clé dans le sentiment de bonheur des individus.

Qui dit intelligence émotionnelle dit savoir reconnaître les émotions qui nous traversent, les nommer et surtout identifier le ou les besoins qu’elles indiquent.

Nous avons abordé la question plus en détails lors de l’atelier Gestion des Emotions (le replay est disponible dans la section Ressources).

Pour soi, et pour ceux qui vivent à nos côtés, proches et moins proches, prendre soin de nos émotions et apprendre à les exprimer si besoin d’une manière saine et respectueuse est une compétence essenti’elle à développer.

4) Avoir coupé les ponts avec leurs amis

Que cela soit en lien avec le point 2 (être trop pris par son travail) ou le 3 (ne pas avoir su exprimer ses sentiments et préférer « fuir » la relation),  l’avant dernier regret de ce top 5 est celui de ne pas avoir gardé le contact avec ses amis.

Evidemment, la vie peut nous amener à nous séparer de certaines de nos amies : On prend des routes différentes et mettre fin à la relation est alors la plus respectueuse issue pour chacune.

Mais d’autres fois, on laisse les circonstances faire ce choix pour nous sans que nous ne le souhaitions réellement : Le boulot, la maison, les enfants… On peut vite avoir le sentiment de manquer de temps dans nos vies et laisser la distance se créer petit à petit dans nos relations amicales.

Pourtant, celles-ci sont d’une grande importance pour notre équilibre personnel et y consacrer du temps (faire des invocations, soutenir et conseiller dans le bien ou faire de petits cadeaux à une amie) l’est tout autant.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Faites vous des cadeaux alors vous vous aimerez ».
(Rapporté par Boukhari )

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5) Ne pas s’être donné le droit au bonheur

Le dernier regret rapporté par cette infirmière est sans doute le plus terrible.

Elle raconte dans son livre, combien nombre de personnes à la fin de leur vie se rendent compte qu’elles se sont elles-mêmes refusé le bonheur. Elles croyaient ne pas y avoir le droit, pensaient ne pas le mériter ou encore que cela était réservé aux autres.

Une simple croyance qui peut tout changer dans une vie.

Croire que l’on n’a pas le droit et que l’on ne mérite pas le bonheur, c’est s’interdire toutes les choses qui pourraient nous apporter de la joie, c’est se condamner à une existence de tristesse et subir un quotidien sans saveurs.

Un simple nouveau regard sur cette croyance parfois très ancrée, peut alors permettre des changements bénéfiques et profonds : on profite pleinement des instants de joie, s’attache à réaliser les projets qui nous tiennent à cœur.

Parfois encore cette croyance sera présente de manière plus… subtile :

Je serai heureuse quand j’aurai mon diplôme,

quand je serai mariée,

quand je serai mère,

quand mon intérieur sera parfaitement organisé, propre et décoré,

quand j’aurai ce poste, cette augmentation ou lorsque mon entreprise décollera,

quand mon enfant sera propre,

quand il aura son diplôme,

quand je serai moins stressée, moins fatiguée,

quand j’aurai retrouvé la ligne,

quand les enfants seront plus grands et autonomes,

quand ils quitteront la maison,

quand je serai à la retraite

quand j’aurai des petits enfants….

La liste est longue et bien souvent, sans s’en rendre compte, on attend et espère d’un lendemain sans certitude qu’il nous apporte ce bonheur auquel on aspire sans comprendre que c’est dans l’instant présent que ce dernier nous est offert.

Se donner le droit au bonheur, c’est peut-être aussi arrêter d’idéaliser le futur et apprendre à apprécier ce que Le Généreux nous offre aujourd’hui, en ce moment même.

bonheur-gratitude

La pleine satisfaction et la gratitude pour ce que l’on est, ce que l’on a est sans conteste une des clés les plus puissantes pour vivre ce sentiment de bonheur et de bien-être au quotidien.

Et de votre côté, quelle place donnez-vous à la gratitude au quotidien ?

 Lequel de ces 5 regrets vous interpelle le plus ?